mon vieux

Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.

Y avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux.

L'été, on allait voir la mer
Tu vois c'était pas la misère
C'était pas non plus l'paradis
Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L'même autobus de banlieue
Mon vieux.

L'soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones
On n'recevait jamais personne
Ça n'le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.

Chez nous y avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Tu sais, c'est con!

Dire que j'ai passé des années
A côté de lui sans le r'garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.

J'aurais pu c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux
Mon vieux.

Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le c½ur assez grand
Pour y loger tout's ces chos's-là
Tu vois.

Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aim'rais bien qu'il soit près de moi"
PAPA...

# Enviado el jueves 05 de octubre de 2006 13:14

rue du paradis

A l'heure où vous lirez ces quelques lignes,
j'aurai déjà mis un terme à cette chienne de vie indigne !!
J'en ai marre de souffrir, marre de fuir,
marre de me dire que j'ai toujours le mal de vivre.
Je n'ai jamais su crever l'abcès, j'ai pas eu de chance,
l'amour et ses absences font mal comme une balle dans une jambe !
J'écris ces mots comme un lâche, je pourrais vous le dire en face
mais comme un naze je n'aurais pas trouvé les phrases
J'ai essayé de me relever mais les barreaux m'ont mis K.O.
Mal dans ma peau je serais mieux tout la haut !
C'est de ma faute pas de la votre si je me pends,
Du fond du coeur je vous aime et que je me rate si je mens !
Fatigué, épuisé de vivre à bout de force,
si la juge est un couteau la justice est un coupe gorge
Je sais plus trop quoi dire, peut être,
je vous aime je vous quitte mais dans le fond je vous ai !!

{Refrain:}
Every day I wake up I feel like crying, every second I feel like praying
Everywhere I turn my purple dying brothers and sisters listen to what I'm saying

Depuis que t'es parti, j'ai mal au ventre
j'ai des mauvaises notes je crois que je suis sur la mauvaise pente,
A la maison ça pleure constamment, maman,
range ta chambre chaque jour on t'attend
Papa m'a dit que c'est la vie c'est comme ça
mais si la vie c'est comme ça moi je finirai comme toi !!
Je voulais que tu saches que pour moi ton absence est un drame,
que la manière dont tu nous quittes est ingrate.
J'ai du mal à trouver les mots, j'ai oublié les notes,
mon cher grand frère excuse pour les fautes,
Je vais envoyer cette lettre au paradis, sans pleurer,
comme un homme en espérant que les anges te la donnent,
J'aurais tellement aimer te voir une dernière fois,
ton ombre sera toujours la derrière moi
Depuis que t'es parti, je squatte le banc assidûment,
signé ton petit frère à qui tu manques !

{au Refrain}

Ca fait plaisir de lire que tu m'attends,
A cet instant je suis sûrement dans un désert de nuage blanc !
Ici c'est mieux, sincèrement je le crois, que tu traînes je ne veux pas
Fais attention d'ici je te vois
De vous douleurs et de vos larmes je suis coupable,
Petit re-fre ma lâcheté n'aura d'égal que ton courage !
Je veux que tu comprennes que sur terre la vie m'écrase,
Souviens-toi que ma mort n'est que la plus grosse de mes gaffes !!

# Enviado el jueves 05 de octubre de 2006 13:13

le même sang

Ca va ou quoi ?
Ouais pépère, ça fait plaisir d'être dehors
Bon bah viens, les parents ils nous attendent,
Ok, Ils sont où là ?
A la maison
Si si
Au fait...

[Diam's]:
Mon frère, il serait tant que tu te calmes,
Pose toi qu'on parle car aujourd'hui les parents craquent !
Regarde ta vie, regarde ce que t'as réussi à faire,
T'es voué à l'échec et t'as fait pleurer ta mère !
A force de jouer avec la rue, t'as perdu tes principes,
T'es plus qu'une cible pour les flics, t'es plus qu'un gosse sans avenir !
J'en ai marre des réunions de famille entassées au parloir,
T'as pas le droit de niquer leur vie, non t'as pas le droit de nous faire ça !

[Sinik]:
J'ai pas choisi les mois passés sous les barreaux,
Je ne suis pas fier d'accélérer le vieillissement de la daronne !
L'argent ça va mais je préfère quand ça vient,
J'ai fait tout ça pour qu'on soit bien, pour que le frigo soit plein
Je crois que tu comprends pas, quoi, la rue me braque
Je suis là pour payer le loyer pourtant c'est toi qui a eu le bac
J'ai trébuché mais tout va bien rien de cassé,
Depuis que la vie incarcère mon avenir est un casse tête !

{Refrain:}
On a le même sang mais c'est pas pour autant qu'on se ressemble,
Pas pour autant qu'on s'entend
Pas pour autant qu'on avance dans le même sens
Pas pour autant pas pour autant qu'on s'aime pas
Bis

[Diam's]:
Toi tu ne sais que faire que des allers-retours en zonz,
T'es pas foutu d'être un homme à la maison
T'es juste foutu de nous foutre la honte ;
Tu crois franchement qu'elle est fière de son petit,
Qu'elle est fière de son fils quand elle se confie au psy !
Il serait tant que t'arrêtes ta came, que t'arrêtes un peu ton biz,
Que tu quittes un peu ta cave, sans pour autant viser le SMIC,
Mon frère, tu sais on a peur de te perdre, malgré ton coeur de pierre
Nous on t'aime et on serait fier que tu perces !
Regarde t'es pas capable d'avoir une famille,
T'es incapable d'aimer une femme t'es juste coupable de nous salir !
Mon frère ça fait 3 fois que tu vas en taule,
Moi j'ai le poids de la famille sur les épaules
Car je ne veux pas qu'on finisse pauvre !
T'as rien compris nous on s'en fout de ta tune, on s'en fout de ta rue,
Mais tu me rends fou t'as vu !
Parce que je veux pas nous voir en bas,
Je veux que les rent-pa nous voient en star,
Mon frère moi j'aimerais juste que t'arrêtes d'aller au shtar !!!

{au Refrain}

[Sinik]:
Ma soeur, je mène ma vie dangereusement
Entre le luxe et la misère j'ai fait mon choix malheureusement,
C'est dur de remonter la côte défoncé à l'alcool,
Au cas où tu le sais pas les fachos ont des flashballs!
Tu parles de fonder une famille, mais tous les kondés me fatiguent
Ma vie n'est plus très sure c'est le béton qui me l'a dit
Trop de galère les soucis me déboussolent
L'argent que je vous donne est aussi sale que le sous-sol
Mais remballe ta morale à 2 balles t'as rien compris,
Le daron sera fier quand la baraque sera construite
Aller arrête !!
Des substances, des poèmes, des mauvaises résolutions,
Dans le cerveau plus de problèmes que de solutions !
C'est pas fini, la suite est dramatique,
Quand la situation s'aggrave la tise la dédramatise ;
Il fallait faire ce choix, j'ai préféré
te savoir riche et en colère
Plutôt que pauvre et fier de moi !!
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# Enviado el jueves 05 de octubre de 2006 13:12

dis leur de ma part

Dites à la France qu'on a 20 ans d'moyenne
Qu'on vient pour l'entailler, qu'on est tous enragés,
Que dans les airs on aimerait s'envoyer
Dites-leur aussi qu'on est coupable mais loin d'être apeurés
Violents car aux Ulis c'est à coups d'battes que les histoires se règlent
Dites aux flics que dans les blocs tout l'monde deal
Que l'monde est tout petit, on s'reverra ça s'est c'que tout l'monde dit
Dites aux parents que les mauvais ont remplacé les bons
Leurs gosses déconnent ils ont quitté l'école pour faire les cons
Dites aux voisins que j'les aime pas, que j'ferai pas d'efforts
Qu'ils mangent du porc moi dès l'matin j'met du pe-ra très fort
Et dites aux profs que j'suis seul tout sur ma putain d' planète
Que la drogue nous a eu, que dans la rue j'en vois plus d'un planer
Dites à mes frères qui sont en tôle que j'les aime
Que j'pense à leur mi-fa que j'fais le nécessaire et que j'les aide
Dites aux pétasses qui passent te voir quand tu brasses
Que l'amour est mort, c'est soit tu baises soit tu t'casses
Allez leur dire que leur argot fait peur comme un brako
Que tout est éphémère même Ronaldo peut finir au mac do

Alors allez leur dire toutes ces choses,
Dites leur bien que Sinik parle en connaissance de cause

Dites à ma haine qu'elle me blesse, qu'elle flingue la jeunesse
Dites à ma mère que je saigne
Dites à Le Pen que j'le ...
Dites aux matons qu'j'aurai leur peau
Quand ils s'ront dans les pommes
Que Dieu leur fera payer de s'être cru fort en enfermant des Hommes
Et dites à Georges, qu'Oussama leur a bien coupé l'souffle
Mais dites aux New Yorkais que les barbus ne sont pas tous des ouf
Et dites aux riches que la vrai vie, n'est pas aux quartiers chics
Les mômes sont ivres, ne peuvent plus vivre sans la bagarre et l'shit
Dites aux médecins que ma douleur exagère
Chaque jour la même dit au Maire que j'aime sa mère

Alors dites leur que c'est chaud sa tire
Que Sinik a des choses à dire

Dites à nos potes qui sont partis trop tôt
Qu'on n'oublie pas, que les photos sont toujours là,
Que certaines choses ne se disent pas
Dites à Nabil et à Karim que je les remercie
Quoi qu'il arrive leur nom est gravé sur mes disques
Dites aux enfants que les études sont bénéfiques
Que les poucaves qui baisent entre eux feront des bébés flics
Dites aux racistes que de nos jours le monde est en couleur
Dollars, douleurs, dans mon couplet beaucoup d'peur
Dites à Wilfrid et à Christophe que leurs gosses sont les miens
Ne leur dites pas qu'j'ai du sang sur les mains
On fait rien d'mal alors dis-le à la gardienne
l'Alcool frappe à la tête alors m'amène à la tienne
Dites à l'huissier que tout petit j'l'ai vu volé mes meubles
Que si j'le croise y aura des morts dans l'émeute
Dites leur que c'est chaud, ça tire
Que Mals'1 a des choses à dire
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# Enviado el jueves 05 de octubre de 2006 13:11

drole de metier

Lundi 12h30, dehors il fait un froid de chien
Ma fille a pleuré cette nuit
J'ai encore le goût du café crème
J'ai froid aux mains,
Sur les vitres pleure la pluie
une cendre tombe, un camion donne un coup de frein
Je serai presque heureux de partir
Le rétroviseur me joue du bleu turquoise pour rien
Mes yeux ne savent même plus mentir

Drôle de métier, drôle de métier
Y a des soirs où il faut avoir
Le moral et le c½ur bien accroché
Dans ce métier, oui drôle de métier
Le moral et le c½ur bien accrochés

Tiens mon secrétaire s'est endormi entre deux mots
Tant mieux plus besoin de parler
J'ai brouillé l'image, couper le son de ma radio
J'aurai même plus besoin de penser

Je vais rouler le plus longtemps possible
Sans mettre mes lumières
La nuit ne me verra pas venir
Jeu de con pour jeu de con
Je peux bien m'arrêter boire une bière
Voir des gens normaux sourire

Drôle de métier, drôle de métier
Y a des soirs où faut avoir le moral
Et le c½ur bien accroché
Dans ce métier, oui drôle de métier
Le moral et le c½ur bien accroché

Pas de prime de risque pour la déprime dans mon métier
Non, pas de cadeau, pas de coup d'éponge
Comme un cheval aveugle
Poussé dans un terrain miné
Tu fais un faux pas tu plonge

Drôle de métier, drôle de métier
Y a des soirs où faut avoir le moral
Et le c½ur bien accroché
Dans ce métier, oui drôle de métier
Le moral et le c½ur bien accroché

Drôle de métier, oui drôle de métier
Y a des soir où faut avoir le moral
Et le reste bien accroché
Dans ce métier, qu'est mon métier
Le moral et le reste bien accrocher
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# Enviado el jueves 05 de octubre de 2006 13:10